Comment arrêter les dépenses émotionnelles
En bref - Les dépenses émotionnelles, c'est acheter pour changer ce qu'on ressent — un outil d'humeur, pas un vrai besoin d'achat. - Une humeur basse augmente mesurablement les achats « plaisir » non prévus : l'envie est réelle et normale, pas un défaut. - Brisez la boucle en nommant d'abord l'émotion, puis en ajoutant une pause pour que le ressenti et l'achat se dissocient. - Le pic de désir retombe si vous le laissez faire — c'est pourquoi une courte attente fait l'essentiel du travail. - L'objectif n'est pas de ne jamais se faire plaisir ; c'est de le choisir en conscience plutôt que par réflexe.
Certains achats ne concernent pas vraiment l'objet. Ils concernent une journée difficile, une vague de stress, une humeur plate qu'on aimerait faire bouger. Vous achetez, vous vous sentez un peu mieux un instant, et plus tard il reste un ticket de caisse qui ne correspond à rien dont vous aviez besoin. Ce sont les dépenses émotionnelles, et si cela vous parle, vous êtes en très bonne compagnie.
C'est le pendant pratique de notre présentation des dépenses émotionnelles — moins sur le pourquoi et plus sur ce qu'il faut concrètement faire. Voici une façon d'interrompre la boucle sans qu'elle devienne une raison de plus de culpabiliser.
D'abord, sortez-en la honte
Les dépenses émotionnelles ne sont pas un défaut de caractère. Quand les gens sont d'humeur basse, ils sont mesurablement plus enclins à recourir à des achats non prévus pour se sentir mieux (Atalay & Meloy, 2011). C'est une tendance humaine bien documentée, pas une faiblesse personnelle. Et la même recherche ajoute une nuance qui vaut la peine d'être retenue : ces « petits plaisirs » peuvent réellement remonter le moral, et ne sont pas toujours regrettés.
Donc l'objectif ici n'est pas de ne jamais rien acheter quand on a le moral en berne. C'est de faire le choix en conscience — de repérer le moment où un achat tient lieu de ressenti, pour décider les yeux ouverts au lieu d'être emporté par la pulsion. Plus de détails sur ces preuves nuancées dans la thérapie par le shopping fonctionne-t-elle vraiment.
Nommez l'émotion avant l'achat
Le geste le plus utile est aussi le plus simple : nommez ce que vous ressentez avant d'acheter. Je suis stressé. Je me sens seul. Cet e-mail m'a énervé. Mettre des mots sur l'émotion la sort de l'arrière-plan, où elle guide discrètement le panier, pour l'amener au grand jour, où vous pouvez la regarder en face.
Ça marche parce que ça casse l'enchaînement automatique entre se sentir mal et acheter quelque chose. Beaucoup de dépenses émotionnelles sont une réaction déclenchée que vous ne remarquez pas vraiment sur le moment. Nommer le ressenti réinsère la conscience que le réflexe saute — et souvent, une fois l'émotion nommée, l'achat précis perd sa prise, parce que l'objet n'était jamais vraiment le sujet.
Ajoutez une pause, et laissez les deux se dissocier
Ensuite, mettez un peu de temps entre le ressenti et l'achat. Une pulsion d'achat tend à grimper puis à retomber ; l'intensité ressentie au moment de la tentation est passagère et ne survit généralement pas à une attente (Hoch & Loewenstein, 1991). Une pause fait quelque chose de précis pour les dépenses émotionnelles : elle laisse l'humeur et l'envie se séparer. Si vous voulez toujours l'objet demain, une fois le ressenti passé, c'était sans doute une vraie envie. S'il a disparu, c'était l'humeur qui parlait.
Essayez la règle des 24 heures par défaut. Et quand l'émotion est l'ennui en particulier, la même approche s'applique — voir comment arrêter de faire du shopping quand on s'ennuie. En parallèle, affrontez le ressenti directement : ce qui aide vraiment une soirée stressante, c'est rarement ce qu'il y a dans le panier.
Où une pause trouve sa place
Comme les dépenses émotionnelles reposent sur un pic passager qui retombe une fois l'humeur changée, le remède fiable est une pause qui laisse le ressenti et l'achat se dissocier. ImpulseShield retient cette pause pour vous, en privé et sur votre appareil — un intervalle tranquille entre l'envie et l'achat, pour qu'un moment difficile n'ait pas à se terminer par une commande.
Pour la boîte à outils complète, voir comment arrêter les achats impulsifs.
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Références
- Atalay, A. S., & Meloy, M. G. (2011). Retail Therapy: A Strategic Effort to Improve Mood. Psychology & Marketing, 28(6), 638–659. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/mar.20404
- Hoch, S. J., & Loewenstein, G. F. (1991). Time-Inconsistent Preferences and Consumer Self-Control. Journal of Consumer Research, 17(4), 492–507. https://academic.oup.com/jcr/article-abstract/17/4/492/1797243