Comment arrêter d'acheter des vêtements que vous ne portez pas
En bref - La plupart des vêtements jamais portés viennent de l'humeur, de la culture du haul et des soldes — pas d'un vrai manque dans la garde-robe. - Une humeur basse augmente mesurablement les achats « plaisir » non prévus, et les vêtements sont le plaisir classique. - Ajoutez un délai : l'envie qui rend une pièce indispensable ce soir s'estompe généralement d'ici demain. - Deux filtres simples aident — un-entre-un-sort, et coût par usage — pour tester si vous la porterez vraiment. - Il ne s'agit pas d'une vie plus petite ; il s'agit d'un placard rempli de choses que vous attrapez vraiment.
Presque tout le monde a un coin de placard qui dit la vérité : étiquettes encore là, porté une fois, ou acheté pour une version de sa vie qui ne s'est jamais tout à fait présentée. Les vêtements sont exceptionnellement faciles à surconsommer, car ils se situent au croisement de l'humeur, de l'identité, des petits prix et de toute une culture en ligne bâtie autour du fait d'en acheter plus.
La bonne nouvelle, c'est que les mêmes caractéristiques qui rendent le vêtement facile à surconsommer le rendent aussi facile à maîtriser. Voici comment.
Pourquoi les vêtements en particulier
Deux forces font l'essentiel des dégâts. La première est l'humeur. Beaucoup d'achats de vêtements sont en réalité une petite tentative de se sentir mieux ou de se sentir un peu quelqu'un d'autre — et la recherche sur la thérapie par le shopping constate qu'une humeur basse pousse de façon fiable vers des achats non prévus en guise de remontant (Atalay & Meloy, 2011). Un nouveau haut est l'un des plaisirs les plus accessibles qui soient. Ce n'est pas un défaut ; il vaut toutefois la peine de le nommer, car un achat dicté par l'humeur ne survit souvent pas au contact de votre garde-robe réelle. Plus à ce sujet dans les dépenses émotionnelles.
La seconde est la machinerie autour de la mode : les hauls, le « restockage », les fils d'influenceurs et les soldes quasi permanents. Une réduction fait paraître une pièce comme une prise maligne plutôt qu'une envie facultative — mais une affaire sur quelque chose que vous n'alliez pas acheter n'est pas une économie. Pour ce piège précis, voyez comment résister aux soldes et aux réductions.
Ajoutez un délai avant que ça n'aille au panier
Le geste le plus fiable, à lui seul, est de mettre du temps entre le fait de vouloir la pièce et celui de l'acheter. Une envie d'achat tend à monter puis à retomber — la certitude ressentie à propos d'un vêtement au moment de la tentation est temporaire et ne survit généralement pas à un délai (Hoch & Loewenstein, 1991). Les vêtements y sont particulièrement sujets, car une grande part de l'attrait est l'image passagère de vous-même dedans.
Alors ne l'achetez pas maintenant. Mettez-la de côté — la méthode de la liste d'envies marche parfaitement pour cela — et revenez-y après un jour. Si vous y pensez encore demain, et que vous pouvez imaginer les occasions précises où vous la porterez, c'est probablement une vraie envie. Si elle s'est estompée, vous venez d'éviter un autre regret « étiquette encore là ».
Deux filtres : un-entre-un-sort, et coût par usage
Pour les pièces qui survivent au délai, deux questions simples gardent le placard honnête.
Un-entre-un-sort. Pour chaque nouvel article que vous faites entrer, un sort. Cela plafonne le total, force un petit arbitrage au moment de l'achat et révèle discrètement combien vous faites vraiment tourner. Si rien ne vaut la peine d'être retiré pour faire de la place, c'est un fort indice que la nouvelle pièce ne vaut pas la peine d'être ajoutée.
Coût par usage. Avant d'acheter, estimez honnêtement combien de fois vous la porterez réellement, et divisez le prix par ce nombre. Un haut bon marché porté deux fois est cher ; une pièce bien faite portée chaque semaine est bon marché. Cela recadre « ce n'est que 20 € » en la question qui compte vraiment — vais-je la porter ? — et se marie naturellement avec un ensemble plus large de questions à se poser avant d'acheter.
Là où une pause s'insère
Comme une grande part de l'achat de vêtements repose sur un pic temporaire d'envie, ce qui aide le plus, c'est simplement de laisser ce pic passer avant de vous engager. ImpulseShield tient cette pause pour vous, en toute confidentialité et sur votre appareil — un vide tranquille entre l'envie et la commande, pour que les pièces qui arrivent dans votre placard soient celles que vous porterez vraiment.
Pour l'ensemble complet des techniques, voyez comment arrêter les achats impulsifs.
À lire aussi
- La méthode de la liste d'envies — la mettre de côté au lieu de l'acheter
- Les questions à se poser avant d'acheter — y compris le coût par usage
- Comment résister aux soldes et aux réductions — une affaire non prévue n'est pas une économie
- Les dépenses émotionnelles — quand une nouvelle tenue concerne vraiment une humeur
- Comment arrêter les achats impulsifs — la boîte à outils complète
Références
- Atalay, A. S., & Meloy, M. G. (2011). Retail Therapy: A Strategic Effort to Improve Mood. Psychology & Marketing, 28(6), 638–659. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/mar.20404
- Hoch, S. J., & Loewenstein, G. F. (1991). Time-Inconsistent Preferences and Consumer Self-Control. Journal of Consumer Research, 17(4), 492–507. https://academic.oup.com/jcr/article-abstract/17/4/492/1797243