Comment arrêter de faire du shopping quand on s'ennuie
En bref - Le shopping d'ennui concerne d'habitude le ressenti, pas l'objet — vous cherchez un petit remontant, pas un produit. - Une humeur basse augmente mesurablement les achats « plaisir » non prévus : le panier est souvent un outil d'humeur déguisé. - Nommez d'abord l'ennui ; puis une courte pause laisse la pulsion retomber avant qu'elle ne devienne une commande. - Retirez les cibles faciles — les applis et les fils que vous ouvrez en pilote automatique quand vous n'avez rien à faire. - Il ne vous faut pas plus de discipline ; il vous faut un réflexe différent pour un moment de creux.
Vous n'avez pas faim, vous ne cherchez rien de précis, vous vous ennuyez juste... alors vous ouvrez une appli de shopping comme d'autres ouvrent le frigo — pas parce que vous avez besoin de quelque chose, mais parce que c'est là et que le moment est vide. Dix minutes plus tard, une commande est en route.
C'est l'une des formes les plus courantes que prennent les achats impulsifs, et l'une des plus faciles à corriger, parce que l'achat n'a jamais vraiment été le sujet. Voici comment briser la boucle.
L'objet n'est pas le sujet — l'humeur l'est
Quand vous faites du shopping par ennui, la chose dans le panier tient lieu d'autre chose : une petite dose de nouveauté ou de remontant dans un moment de creux. Ce n'est pas une supposition. La recherche sur la « thérapie par le shopping » constate qu'une humeur basse ou plate pousse de façon fiable les gens vers des achats non prévus pour se sentir mieux (Atalay & Meloy, 2011). L'ennui est exactement le genre d'humeur en demi-teinte qui vous envoie chercher un remontant.
Le côté utile de cette même recherche est son honnêteté : ces petits plaisirs peuvent réellement améliorer l'humeur, et ne sont pas toujours à regretter. Il ne s'agit donc pas de vous faire honte de naviguer quand vous êtes agité. Il s'agit de remarquer à quoi sert cette navigation — parce qu'une fois que vous voyez que la cible est le ressenti, vous pouvez viser le ressenti directement au lieu d'y arriver par l'achat. Plus de détails dans les dépenses émotionnelles et la thérapie par le shopping fonctionne-t-elle vraiment.
Nommez-le, puis ajoutez une pause
La prochaine fois que vous vous surprenez à dériver vers une appli de shopping sans rien de précis en tête, essayez de le nommer clairement : je m'ennuie, je ne fais pas de courses. Cette seule phrase sépare le ressenti de la solution, et elle interrompt le pilote automatique.
Ensuite, mettez un peu de temps entre l'envie et l'achat. Une pulsion d'achat tend à grimper puis à retomber — l'intensité ressentie maintenant ne survit généralement pas à une attente (Hoch & Loewenstein, 1991). Les achats d'ennui y sont particulièrement vulnérables, parce que la pulsion était mince au départ. Accordez-lui un jour avec la règle des 24 heures et l'essentiel s'évapore de lui-même.
Retirez les cibles faciles
Le shopping d'ennui prospère quand il y a un endroit sans friction où aller. Si l'appli de shopping est la première icône de votre écran d'accueil et que votre carte est déjà enregistrée, une minute de creux se transforme en achat avec presque aucune étape entre les deux. Changez l'agencement de ce moment : sortez les applis de l'écran principal, déconnectez-vous pour que les ouvrir demande une intention, et coupez les e-mails promo qui fabriquent une raison de naviguer. Voir supprimer les déclencheurs d'achat.
Il aide aussi d'avoir deux ou trois alternatives prêtes pour un creux de dix minutes — une chose précise à faire à la place, décidée à l'avance, pour que le moment de creux ait un autre endroit où aller. Le but n'est pas de serrer les dents pour passer l'ennui ; c'est de lui donner une autre sortie.
Où une pause trouve sa place
Comme l'achat d'ennui est une pulsion mince et rapide qui retombe si vous la laissez faire, ce qui aide le plus, c'est simplement de ne pas agir dans cette première minute. Une pause privée sur votre appareil entre la pulsion et le passage en caisse, c'est ce que retient ImpulseShield pour vous — assez longtemps pour que « je m'ennuie » cesse de ressembler à « il me faut ça ».
Pour l'ensemble plus large des techniques, voir comment arrêter les achats impulsifs.
À lire aussi
- Les dépenses émotionnelles — acheter pour réparer un ressenti
- La thérapie par le shopping fonctionne-t-elle vraiment ?
- La règle des 24 heures pour les achats — laissez la pulsion retomber
- Supprimer les déclencheurs d'achat — couper les cibles faciles
- Comment arrêter les achats impulsifs — la boîte à outils complète
Références
- Atalay, A. S., & Meloy, M. G. (2011). Retail Therapy: A Strategic Effort to Improve Mood. Psychology & Marketing, 28(6), 638–659. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/mar.20404
- Hoch, S. J., & Loewenstein, G. F. (1991). Time-Inconsistent Preferences and Consumer Self-Control. Journal of Consumer Research, 17(4), 492–507. https://academic.oup.com/jcr/article-abstract/17/4/492/1797243